Novak Djokovic ne mange pas de poulet dans le cadre de son alimentation habituelle. Depuis le milieu des années 2010, le joueur serbe a progressivement écarté la viande de ses repas. La réponse à cette question amène à explorer une trajectoire alimentaire plus complexe qu’un simple oui ou non.
Du sans-gluten au sans-viande : les étapes du régime de Djokovic
L’alimentation de Djokovic a connu plusieurs phases distinctes. La première, la plus médiatisée, a été l’abandon du gluten. Ce changement a marqué un tournant dans sa carrière sportive et a fait l’objet de son livre consacré à la nutrition.
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La deuxième phase est moins connue du grand public. En 2016, lors de Roland-Garros, Djokovic déclarait à la presse ne plus manger de viande depuis près d’un an. L’Equipe le décrivait alors comme pescatarien, consommant du poisson mais pas de viande terrestre.
Pourquoi cette distinction est-elle utile ? Parce qu’un pescatarien accepte le poisson et les fruits de mer, mais refuse le boeuf, le porc et le poulet. Le poulet était donc déjà exclu à cette époque.
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Par la suite, des sources plus récentes décrivent son régime comme principalement à base de plantes et sans gluten. Cette formulation suggère une évolution vers une alimentation encore plus restrictive sur les produits animaux, sans que le terme « végan strict » soit systématiquement utilisé par Djokovic lui-même.

Pescatarien, végétarien ou végétalien : où se situe réellement Djokovic
Ces trois termes sont souvent confondus. Un végétarien exclut toute chair animale (viande et poisson). Un pescatarien garde le poisson. Un végétalien (ou vegan sur le plan alimentaire) supprime tout produit d’origine animale, y compris les oeufs, le lait et le miel.
Djokovic ne s’est jamais enfermé publiquement dans une seule de ces catégories. Son alimentation semble avoir glissé progressivement d’un stade à l’autre :
- Suppression du gluten dans un premier temps, avec maintien des protéines animales classiques
- Passage au pescatarisme vers 2015-2016, avec abandon de la viande terrestre dont le poulet
- Orientation vers un régime principalement végétal ces dernières années, centré sur les fruits, les légumes et les protéines d’origine non animale
Cette progression est cohérente avec ce que rapportent plusieurs médias sportifs et sites spécialisés en nutrition. Le point commun entre toutes ces phases : le poulet ne fait pas partie de son alimentation depuis au moins une dizaine d’années.
Alimentation végétale et sport de haut niveau : le cas Djokovic
Vous vous demandez peut-être comment un athlète de ce niveau couvre ses besoins en protéines sans viande ni poulet. La question revient à chaque discussion sur l’alimentation végétale dans le sport.
Djokovic mise sur une combinaison d’aliments riches en protéines végétales. Les légumineuses, les noix, les graines et certains légumes offrent des apports protéiques suffisants lorsqu’ils sont bien associés. Le poisson, s’il en consomme encore ponctuellement, complète cet apport.
La longévité de Djokovic au sommet du tennis mondial est souvent citée comme argument en faveur de ce type de régime. Sans en faire une preuve scientifique, elle montre qu’un sportif d’élite peut maintenir un niveau exceptionnel avec une alimentation largement végétale.
Son approche de la nutrition ne se limite pas à la composition des repas. Elle inclut aussi le choix de produits biologiques, la suppression des aliments transformés et une attention particulière à la qualité des aliments consommés. Le régime de Djokovic relève davantage d’une philosophie alimentaire globale que d’un simple choix entre manger ou ne pas manger du poulet.
Régime sans gluten et alimentation végétale : deux choix distincts souvent confondus
Un malentendu fréquent consiste à mélanger le régime sans gluten et le régime végétal. Ce sont deux démarches indépendantes. On peut manger sans gluten tout en consommant du poulet, du boeuf ou du poisson. On peut aussi être végétalien et consommer du gluten (pain, pâtes classiques).
Djokovic cumule les deux restrictions, ce qui rend son régime particulièrement exigeant. Supprimer le gluten élimine une grande partie des céréales courantes (blé, orge, seigle). Supprimer la viande retire une source majeure de protéines dans l’alimentation occidentale classique.
Pour compenser, ses repas s’articulent autour de :
- Fruits et légumes frais en grande quantité, qui constituent la base de chaque repas
- Céréales sans gluten comme le riz, le quinoa ou le sarrasin pour l’apport énergétique
- Sources de protéines végétales variées (légumineuses, graines, noix) pour maintenir la masse musculaire
Ce type d’alimentation demande une planification précise. Un sportif amateur qui voudrait s’en inspirer devrait consulter un professionnel de la nutrition pour éviter les carences, notamment en vitamine B12, en fer et en zinc.

Le régime de Djokovic a-t-il vraiment été stable dans le temps
Une alimentation qui s’adapte aux saisons de compétition
Rien ne permet d’affirmer que Djokovic suit exactement le même régime toute l’année. Son alimentation a évolué par paliers sur plus d’une décennie, du simple retrait du gluten jusqu’à un régime majoritairement végétal.
Les déclarations publiques du joueur montrent des nuances selon les périodes. En 2016, il parlait de « près d’un an » sans viande. Les descriptions plus récentes parlent d’un régime « principalement » végétal, ce qui laisse une marge de flexibilité.
La différence entre déclaration publique et pratique quotidienne
Un athlète qui dit suivre un régime végétal peut occasionnellement faire des exceptions sans les médiatiser. Les sources disponibles ne permettent pas de garantir que Djokovic n’a jamais consommé de poulet depuis 2015. Elles montrent en revanche que le poulet est exclu de son régime déclaré et habituel.
Cette distinction entre pratique affichée et réalité quotidienne est rarement abordée dans les articles sur le sujet. Elle reste pourtant la réponse la plus honnête à la question posée : Djokovic ne mange pas de poulet dans le cadre de l’alimentation qu’il revendique publiquement, et ce depuis plusieurs années. Son parcours nutritionnel illustre une tendance de fond chez certains sportifs de haut niveau, où la performance se construit aussi dans l’assiette.

